Ze zullen ons niet temmen: Répétition 4

Eva Fierens

Mercredi le 13 mars 2019 j’étais présente pour la quatrième répétition de “Ze zullen ons niet temmen!” au Grote Post à Ostende. Déjà à l’entrée, les chorégraphes Darryl E Woods et Lisi Estaras m’accueillaient chaleureusement et avec enthousiasme. Cette ambiance cordiale continuait durant toute la soirée. Tout d’abord le groupe divers se rassemblait pour un échauffement créatif. Il y avait des enfants très jeunes et des gens plus âgées, des professionnels ou des mordus sans expérience, des introvertis et des extravertis. Tout de même tous ces individus divergents avaient un point commun, c’est à dire leur envie de danser. Déjà pendant l’échauffement j’ai vu comment les danseurs et danseuses se calmaient en faisant des mouvements abstraits avec leur corps. Il y avait des gens qui cherchaient du contact l’un à l’autre tandis que d’autres construisaient un petit cocon autour de soi-même dans lequel ils se retiraient. Ensuite, tout le monde avait l’occasion de montrer une petite pièce de danse aux autres. Quelques-uns avaient préparé leur pièce, d’autres improvisaient sur place ou intervenaient dans les mouvements des autres. Il y avait par exemple une femme qui se lançait en silence dans une incarnation abstraite de la mer. De temps en temps elle sifflait comme le vent ce qui intensifiait ses mouvements turbulents. D’autres préféraient des danses sur musique, comme deux jeunes hommes qui avaient préparé un acte de « jumping ». Un autre jeune homme présentait une performance de « popping » et encore d’autres avaient créé une danse de couple ou même de trio. Le respect mutuel que tout le monde avait l’un pour l’autre était frappant. Cette atmosphère amicale était renforcée pendant la pause dans laquelle tout le monde pouvait consumer quelque chose à boire et/ou à manger ensemble. La dernière heure de la répétition était consacrée à la pratique d’une sélection de pièces de dance enchaînée sur l’hymne national reformée par Wannes Capelle. Durant l’exercice collectif, également, on écoutait bien l’un l’autre. Si quelqu’un ne pouvait pas suivre, on l’aidait ou répétait encore une fois les mouvements. De temps en temps on changeait de position de sorte que tout le monde pouvait bien voir les mouvements. En suite le groupe se divisait en deux parties pour pratiquer les mouvements encore plus intensivement. Enfin il était clair que ce n’était pas seulement Lisi Estaras, une des deux chorégraphes, qui prenait le devant ou inventait la chorégraphie. C’était bien les danseurs eux-mêmes qui étaient tous un peu des chorégraphes ou des dirigeants. Le résultat sera donc un produit éclectique issu d’une collaboration intéressante et une dynamique de groupe positive. Ça promet !